Baby blues et dépression postpartum : suis-je une mauvaise mère ?

par Hello Tribu
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Baby blues depression post partum

Pourquoi je pleure ? Pourquoi je me sens « mauvaise mère » ? Pourquoi ai-je l’impression que je ne vais pas y arriver ? Endosser le rôle de maman du jour au lendemain n’est pas toujours chose facile. Passage à vide symptomatique du baby blues ou dépression post-partum avérée ? Deux maux bien différents pour lesquels il est indispensable de se faire aider. La Tribu vous aide à y voir plus clair.

Baby blues et dépression post-partum : quelle est la différence ?

  • Le baby blues : une baisse de moral passagère

Le baby blues survient quelques jours après l’accouchement. Une réaction qui touche près de 60% des femmes qui accouchent, causée par une grande fatigue, un chamboulement hormonal et une toute première rencontre avec bébé. Sautes d’humeurs, sentiment d’anxiété et crises de larmes vous sont alors familiers. Rassurez-vous, les symptômes n’excèdent généralement pas une dizaine de jours.

Le saviez-vous ?

Le baby blues du papa existe ! Difficulté à se sentir père, impression de perdre sa place, frustration… en font une réalité.  Il est donc important que, l’un comme l’autre, vous vous souteniez dans cette épreuve.

  • La dépression post-partum : un mal-être durable

La dépression post-partum peut survenir jusqu’à 1 an après l’accouchement, avec un pic entre les 6e et 9e semaines, puis le 9e et 15e mois. Bien plus qu’un petit passage à vide, elle témoigne d’une grande souffrance de la maman. Trouble du sommeil, solitude, impression constante de ne pas être à la hauteur et irritabilité sont autant de peines ressenties.

Bon à savoir !

LA DURE RÉALITÉ DE LA DÉPRESSION POST-PARTUM : les phobies d’impulsions

Certaines mamans se retrouvent en proie aux phobies d’impulsions. Situations dans lesquelles elles imaginent leur bébé périr tragiquement, sans même pouvoir contrôler ces pensées. Persuadées d’être à l’origine de ce mal, elles se renferment d’autant plus…

Baby blues et dépression post-partum : comment s’en sortir ?

Si les symptômes du baby blues n’excèdent pas quelques jours, il n’est pas question de les garder pour soi. Le papa, votre famille, vos amis ou vos collègues seront alors vos meilleurs alliés. Confiez-vous à ces personnes de confiance, parlez-leur de vos angoisses, apprenez à lâcher prise… Le dialogue reste encore le meilleur des remèdes !

La dépression post-partum demande un accompagnement plus poussé tant la souffrance est profonde. En plus de vos proches, entourez-vous de professionnels de santé qui seront les plus à-même de vous épauler.
La PMI (centre de Protection Maternelle et Infantile) de votre ville et groupes de soutien (Maman Blues, Carenity) vous seront d’une aide sans faille dans ces moments difficiles, n’hésitez pas à vous y rendre pour obtenir conseils et écoute précieuse.

UN SUIVI ATTENTIF !

Le Collège National des Gynécologues Français recommande un suivi dès l’entretien prénatal du 4e mois, puis de nouveau au cours de l’examen postpartum, 6 semaines suivant l’accouchement, pour identifier et soutenir au mieux les mamans « fragiles ».

Baby blues et dépression post-partum : pourquoi moi ?

Si chaque situation est différente et qu’un « type de maman déprimée » n’existe pas, certains facteurs favorisent baby blues et dépression post-partum. Période de vie stressante, absence de relations sociales, problèmes conjugaux ou encore manque de confiance en soi sont autant de causes à l’origine de ces troubles.
Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations, rapprochez-vous d’un professionnel de santé, avant même l’arrivée de bébé, pour éviter toute chute de moral supplémentaire.

A noter aussi que certaines mamans connaitront ce mal-être à leur 2ème ou 3ème enfant alors même qu’elles n’avaient pas rencontré de difficultés spéciales auparavant.

Que faire si je n’arrive pas à m’occuper de mon bébé ?

Vous ne supportez pas ses pleurs, vous êtes trop lasse pour lui prodiguer les soins essentiels, vous vous sentez incapable de subvenir à ses besoins ?
Il se peut que votre état ne vous permette pas de « bien » vous occuper de votre bébé. Dans ces cas, déléguez : faites appel au papa, à des personnes de confiance (amis, famille…) ou des professionnels de la petite enfance. Des plateformes proposant un accompagnement et relais parental à domicile, peuvent vous aider.
Vous reprendrez le relais quand vous vous en sentirez capable.

Si vous avez l’impression de ne pas l’aimer, ne vous forcez pas. L’attachement se construit petit à petit. Donnez-vous juste le temps de créer la relation avec votre enfant.

Baby blues et dépression post-partum : quel impact sur mon bébé ?

Ces épisodes de détresse peuvent produire, dans des situations vraiment extrêmes, des effets sur le bébé : pleurs à répétition, irritabilité, troubles du sommeil et alimentaire, eczéma, signes de dépression. Un encadrement médical et pédopsychiatrique sera alors nécessaire.  Mais ne vous inquiétez pas, rien n’est irrémédiable ou figé !

Au secours !

Baby blues et dépression post-partum : suis-je une mauvaise mère ?

S’il y a bien une idée qui doit sortir de votre esprit, c’est celle-ci ! Il n’existe pas de maman parfaite.
Une maman, c’est avant tout une femme avec ses forces… et ses failles. Ces épreuves, aussi difficiles soient elles, ne seront pas éternelles. Alors ne culpabilisez pas. La Tribu vous l’assure, vous êtes une super maman !

Et vous ? Avez-vous connu un épisode de déprime ou de dépression après l’arrivée de bébé ?
Vers qui vous êtes-vous tournée ?

Partagez vos témoignages et expériences dans les commentaires de l’article !

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